La Plume du Diplomate
DiploTips

c’est la liste finale

A force d’entraînements , de listes variées et de projections, elle est arrivée.

LA

liste.

7 postes.

5 choix.

Ah non en fait, 8 postes finalement.

Bref, listez mes enfants listez !

On s’arme de crayons, de page Wikipédia, d’un globe terrestre, on scrute les 8 îlots de possibilités. Des continents différents, des cultures nouvelles, du désert, des montagnes, des plages, … de l’inconnu encore et encore. On discute avec les collègues, au grès de nos rencontres aussi, dans le peu de temps qui nous est imparti pour remettre nos listes définitives.

Dans cette vie là tu sais, ne cesse-t’on de nous répéter, il ne faut t’attendre à rien. Envisager le pire comme le meilleur, sachant que tout ce que tu imaginera, sera souvent à 1.000 lieues de la réalité. Dans un sens comme dans l’autre.

Nous sommes début février, on a une quinzaine de jours pour remettre nos « choix ». Et nous devrions savoir mi mars, enfin, où nous portera notre premier poste au mois de mai prochain. C’est court et si long à la fois après toutes ces épreuves, tout ce travail déjà. Voilà bientôt un an que Laurent a démarré son stage. C’est beaucoup, beaucoup… d’informations diverses, dans des matières variées, d’heures de formations, de déplacements, de soirées de travail ou de représentation. Et beaucoup d’incertitudes aussi. Préparer une nouvelle vie, un nouveau départ, sans savoir où, ni tout à fait comment. L’angoissée qui vit en moi s’en donnerait à cœur joie si elle n’était pas occupée à essayer de se construire un château sous ma couette loin de toutes ces questions qui resteront quasi sans réponse jusqu’aux jours J. D’abord celui de l’annonce, ensuite celui du départ. Et puis tous ceux qui suivront aussi.

L’annonce faite aux stagiaires

Pas de cérémonie, pas de tralalas, pas à ce que j’en sache en tous cas (moi qui imaginais une espèce minie fête, façon babyshower, où chacun révèle le drapeau du pays de son futur poste tout en trinquant avec une boisson locale…rien, nada. On trinquera plus tard entre nous pour la peine. Na)

Une liste de choix, reste une liste. Ce n’est pas notre premier choix qui sortira. Pour une première, nous manquons de rodage, ce n’est pourtant pas faute d’avoir été mis à l’épreuve des multiples listes de cette année. Nous n’avons rien appris, et nous étions déjà projetés dans notre premier choix. Une manière d’espérer, de nourrir ma petite colocataire l’angoissée en la focusant sur des objectifs possibles.

Passé la première surprise (pas rodés que je vous dis), nous apprenons à découvrir ce poste. Ce pays, cette ville…

J’arrête le suspens.

Nous partons donc… à Islamabad. Au Pakistan.

Et ce sera pour mi-juin plutôt que mai. Ce qui nous laisse un mois de plus pour tout préparer, ce qui n’est pas négligeable ici quand on sait qu’on prévoyait de base que cela se passerait un peu comme pour tout le monde d’habitude (mais je commence à me dire que l’habitude est une chose dont il va falloir également nous défaire). A savoir que nous aurions notre poste quelques 5 ou 6 mois, peut_être 4 soyons fous, avant le départ. Pour nous ce sera 3 mois. « On s’en fout, on est des fous » (on préfère se répéter ça plutôt que de gaspiller encore de l’énergie à paniquer haha)

(à suivre : les premiers émois de la découverte dans la projection)

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