L’expat qui rêve de manger cru en territoire exotique…
L’eau potable est un bien précieux. Et rare.
Souvent j’entends (et je conçois un peu) des compatriotes belges ou français (je parle de ce que je connais ) se plaindre de la qualité de l’eau du robinet dans nos contrées. Chargée de multiples choses, au goût parfois marqué. J’entends leur manque de confiance dans cette eau, pourtant potable et quasie gratuite, accessible à tous, presque partout. De mon côté j’ai toujours bataillé pour utiliser cette eau, la consommer sans sourciller plutôt que d’ajouter à la masse de nos déchets des kilos de bouteilles en plastiques non réutilisables et à peine recyclables si ce n’est recyclées.
Pourtant cette eau est rare. Le fait de pouvoir la consommer quasi sans se poser de question fait figure d’exception. Partout dans le monde, l’eau « du robinet » est souvent parfaitement impropre à la consommation. Chargée de bactéries, de produits chimiques, non traitée,… Le Pakistan ne fait pas exception.
Quasi plus de la moitié des habitants du pays n’ont juste pas accès à de l’eau « potable ». Pour ce qui est du reste, l’eau qui sort des robinets, bien que réputée potable, reste problématique, mal exploitée et « semble-t-il » sommairement traitée. Pour nos estomacs d’occidentaux c’est souvent un désastre. Nous obligeant à prêter attention à tout : pas de boisson glacée, préférer une eau gazeuse plutôt que plate au restaurant pour s’assurer au mieux de sa provenance, et…pas de crudités. En grande crudivore, fan absolue du frais, du vert, des fruits et j’en passe, c’est extrêmement frustrant. (pas d’oeufs cru non plus ou peu cuits – soit…pas de mousse au chocolat les amis ! gasp)
Le problème majeur des crudités est qu’elles sont lavées avant d’être consommées… à l’eau du robinet. Ce qui revient en gros, à ne pas laver vos aliments et à ajouter dessus une nouvelle couche de bactéries (yeaaaaah)
Une façon cependant de nettoyer ces aliments, tout en ayant les mains propres, et de les désinfecter c’est de les faire tremper dans de l’eau minérale additionnée de vinaigre blanc. Pour le moment cela semble me réussir, même si je marche sur des oeufs (à défaut d’en faire de la mousse au chocolat) Et aujourd’hui donc, après deux semaines en expat à Islamabad et tandis que je tente peu à peu de trouver mes marques dans la ville et ma maison, c’est tomate-concombre sur un lit de riz (mon aliment de base, ça tombe bien, on a ça en commun avec le pays … quand il n’est pas épicé avec le pot entier – re gasp-)

Cette salade à de multiples saveurs, celle du cru, du plat fait maison avec le peu que j’ai sous la main pour le moment, et d’une forme de liberté faite de ces deux éléments.

