Tout est question de listes

Il y a maintenant plus d’un an que nous sommes en poste au Pakistan. Notre premier poste dans le monde de la diplomatie.
Ordinairement un poste, pour un diplomate belge à l’étranger, c’est 4 ans. On l’a déjà vu, c’est la base. Base qui peut être modifiée parfois, comme lorsque ledit poste est considéré comme « hardship » ; dépendant des niveaux tout ça tout ça … L’important ici c’est de retenir que le Pakistan, c’est un poste hardship de niveau 7, sur une échelle allant de 1 à…7. Et que ces postes offrent la possibilité de demander une nouvelle affectation au bout de 2 ans.
Ouaip, comme cadeau de bienvenue, Bruxelles nous a servi le hardship le plus élevé. J’hésite encore à sourire à la blague tellement cette assignation semblait avoir été faite avec les pieds (non qu’elle ne soit justifiée cependant, et ça on l’entend parfaitement) L’avantage d’un poste pareil, c’est qu’il se limite à 3 ans, avec une possibilité de demander un mouvement au bout de deux ans. Tout à la joie de découvrir le Pakistan, nous étions néanmoins déjà quasi sûrs de ne pas demander notre reste et même de laisser du rab à nos petits camarades ayant EUX exprimer le souhait plein et sincère, de venir en poste ici. Notre première année nous aura confortés dans cette idée.
Nous voilà donc à un peu plus de mi-parcours.
Début octobre nous avons donc officiellement fait notre demande pour une nouvelle affectation pour l’été prochain. Déjà 2 étés, nous ne ferons pas le 3e donc. La demande a été acceptée et quelques semaines plus tard nous recevions la liste des postes à pourvoir.
De 8 postes en 2023, nous passons à une centaine pour 2025. Le choix ici semble plus facile, il s’agit non plus d’éliminer les postes que l’on ne souhaite vraiment pas, mais de sélectionner ceux qui nous tiennent le plus à cœur. S’en sont suivis plusieurs coups de fils à des collègues et soirées à compiler nos impressions et rêves. Nous sommes arrivés à une liste de 5, répartis sur différents continents et types de postes. Notre liste a été transmise. Et maintenant s’en vient le temps de l’attente, des espoirs, des projections un peu aussi. Comme des gamins scrutant l’arrivée des décos de Noël, on attend notre affectation pour la fin de l’année. Et on croise les doigts, pour que le petit papa Noël du ministère nous délivre cette fois-ci le premier de nos choix. C’est pas tant que les autres nous déplaisent. On aimerait juste simplement un signe qui nous dise qu’on nous écoute, nous soutient et que oui, l’année écoulée a été rude en bien des points, mais que des fois aussi, ça peut marcher comme on l’espère.
