Les petites victoires

Cuisiner en expat, c’est souvent devoir relever des défis. Apprendre à remplacer certains aliments introuvables, improviser avec d’autres jusqu’alors inconnus. C’est s’adapter aux particularités locales.
J’ai dû tirer un trait sur mon goûter préféré par exemple. Fini les tranches de lard crues (chacun ses goûts et goûters hein. Je ne vous juge pas, le chocolat aussi c’est bien)
Nous avons attendu des mois, que notre magnifique machine à café arrive finalement de Belgique (puis de Karachi… Elle aura mis quasi autant de temps à faire le premier trajet que le second au final) Trouver du café adapté à cette machine (café en grain plus particulièrement. Une tanée à trouver en France – me semblait-il – mais aisément trouvable en Belgique. Au même titre que le café soluble, moulu, et tous les accessoires qui vont avec en toute logique)
Mais est venu le jour où j’ai accueilli une dizaine de personnes en matinée (les journées de madame ne sont pas qu’écriture ou arrangement de la maison) et cette machine, aussi fantastique qu’elle soit, ne privilégie pas la quantité. Qu’à cela ne tienne, nous nous mettons alors en quête de la plus simple des machines à café. La cafetière filtre. Easy.
3 magasins plus tard, nous trouvons enfin ce mini-graal. Mais pas les filtres. Ni le café. Dans un supermarché… « Oui oui on a la cafetière… Les accessoires ? Genre… Les inévitables qui vont avec ? Ah oui ça non. Peut-être la semaine prochaine, Inch Allah (ce qui signifie en fait, on ne veut pas vous dire non mais on ne peut pas dire oui non plus) »
Ni une ni deux, en grands habitués, nous filons à nos marchés locaux. Je veux dire… Des filtres et du café, c’est quand même pas bien compliqué… Il aura fallu TROIS jours pour trouver enfin les filtres. Alors que l’on voit ces foutues machines à café PARTOUT.
C’est donc avec une certaine fierté que nous sommes dorénavant en mesure de vous offrir un café en moyen comité.

