Après les listes, l’attente…
Nous avons donc établi une liste de 5 choix, croisant les doigts pour la bonne nouvelle d’avant Noël. Jusqu’ici je gardais cette liste plus ou moins secrète, comme une bête superstition, un trauma peut-être de notre précédente affectation dans laquelle nous nous étions projetés si fort, tellement elle semblait être jouée d’avance. L’innocence des premières fois dirons-nous.
La voici cette liste pour les curieux 😉 Maintenant que notre affectation est déjà jouée à Bruxelles et qu’il ne nous reste plus qu’à attendre la missive officielle, la superstition sert-elle encore un quelconque dessein …
- Tokyo
- Bangkok
- Dublin
- Ottawa
- Hanoi
Vendredi dernier s’est tenue la réunion qui décidait de quasi toutes les affectations prochaines. Celles-ci s’inscrivant dans un arrêté royal, nous devons attendre la signature de celui-ci avant qu’elles ne nous soient révélées officiellement. En vérité, comme la grande majorité des personnes en attente de cette nouvelle, nous savons déjà avec quasi certitude la teneur de la nôtre. C’est un secret de polichinelle mais tout le monde continue à jouer le jeu quand même, et du moment que rien n’est signé, rien n’est vraiment su, ni dit. Mais les couloirs bruissent de 10aines de noms de postes et des diplomates qui leur sont attribués. Personne ne sait mais tout le monde le sait.
Quoiqu’il en soit, les projections redémarrent, on s’autorise de nouveau à imaginer ce qui s’en vient, à redouter le retour de ce qui s’est déjà joué il y a un peu plus d’un an. Les paperasses, les cartons, les aurevoirs qui ici ont un goût bien différent de ceux de la Belgique. Alors on aimerait préparer ça bien, faire les choses aussi grandes que toute la tendresse et les joies que chacune de ces personnes nous ont apporté. Et puis faire ça bien, pour mieux vivre le stress du départ et les soucis de l’arrivée cette fois-ci. On a bien le droit de rêver hein.
Je vis ce moment étrangement. Ni heureuse, ni triste. Ni soulagée, ni vraiment stressée. Je crois que je ne réalise pas vraiment encore. Une fois de plus.
Cette attente encore une fois ; cette affectation qui existe sans exister. Une semaine déjà. C’est comme si le temps s’était arrêté quelque part tout en continuant de courir à pleine vitesse. Le quotidien s’empresse de nous rattraper chaque jour un peu plus que la veille. Et j’essaye de ne pas me projeter, craignant dans cette attente encore, la surprise de dernière minute. Encore.
Lundi je rédemarre pour de bon notre inventaire, avec en tête les multiples déboires des collègues belges. Entre assurances pingres et déménageurs indélicats (évidemment on ne se partage que les mauvaises expériences. C’est plus fun non ?), j’envisage notre inventaire et ses cartons avec un regard plus protecteur et inquiet que jamais. Mais ça fait partie du jeu dirons-nous. Et je préparerais encore 1000 tisanes pour faire tomber le stress de l’attente qui vient s’ajouter à tous les autres stress habituels. Yeah !
