De la question administrative…le permis de conduire
La question administrative, c’est tout un pan de notre nouvelle vie. Quid de ce qui est ou non géré par le département et dans quelles conditions et sinon c’est comment qu’on gère ça ?
Le premier exemple va au passeport. C’est un peu l’outil de baaaase de tout bon diplomate si tant est qu’on espère de lui qu’il puisse travailler. Ça, le Ministère s’en charge grosso modo. Idem pour la famille dudit-plomate. Enfin, pour le moins pour la famille belge qui accompagne ledit-plomate. La Belgique ne produit en effet pas de passeport pour les personnes de nationalités étrangères, que le passeport soit diplomatique ou non (alors oui, dit comme ça, ça sonne plus que logique. Je vous l’accorde. Cependant j’ai ouïe dire que cela se faisait auparavant, ouaip.)
Charge à moi donc, française de mon état, de m’occuper de cette démarche auprès de mes consulats selon le lieu de mon inscription en tant que française vivant à l’étranger, mais celui-ci ne sera pas diplomatique (mes visas le seront, accompagnant mon diplomate de mari)
Ah, là encore. Le « lieu d’inscription ».
Logiquement, lorsque « tu » (qui que tu sois et quelle que soit ta nationalité) déménage pour vivre « en dehors de ton pays », ta nouvelle adresse de domiciliation, bah elle sera là où tu vas vivre. Même si cette maison ne sera la mienne que pour une durée déterminée, généralement plus ou moins connue à l’avance, elle est MA maison, mon lieu de vie.
Oui mais voilà, subtilité belge de la domiciliation. Je n’apprends rien à nos lecteurs belges, lorsque tu t’installes vivre dans une ville, tu files t’inscrire auprès de ta commune. C’est obligatoire et difficile de s’en passer de toutes façons puisque de là découle nombres choses. Toutes tes démarches se feront auprès de ta Commune d’inscription. Et lorsque tu t’expatries, ton Ambassade sur place devient en quelques sortes ta Commune. Rien de nouveau sous le soleil ni de vraiment surprenant quelque soit ta nationalité.
Le petit plus du Diplomate belge en poste (et censément de sa famille aussi de fait) c’est que légalement, il doit rester résidant fiscal en Belgique. Ce qui va de paire avec sa domiciliation. D’aucun diront : aller hop une démarche de moins (mais bon, travaillant au sein de l’Ambassade, ce n’est pas comme si c’était compliqué d’y faire ses démarches d’inscription) Soit. Le Diplomate belge est donc en absence prolongée mais bel et bien toujours inscrit auprès de sa Commune belge. On passera sur le « beuh euh oui, mais quid de celui qui n’est pas propriétaire de son logement en Belgique ? », ceux-là peuvent s’inscrire au domicile de leurs parents ou amis, voir auprès du Ministère lui-même (même si j’ai cru comprends que c’était un poil compliqué en vrai à faire. J’entends par là, administrativement bien entendu hein 😉 )
Mais donc, quid de ses démarches administratives à notre Diplomate belge et sa petite famille ? Et bien, tout en Belgique. Aller hop, renouvellement de papiers d’identité, élections, et ce quand bien même notre diplomate prépare sur place, aka en poste, les élections pour ses compatriotes inscrits à « son » consulat (dois-je rappeler que le vote est obligatoire en Belgique ? Dois-je alors signaler que l’on repassera pour la simplification administrative ? Nos Diplomates doivent-ils donc tous quitter leurs postes au même moment afin de pouvoir exercer leurs droits et devoirs ?1)
Dernier sujet en date qui intéressa vos diplo-expat préférés, celui du permis de conduire. Pour pouvoir conduire à l’étranger, l’obtention en premier lieu d’un permis international est bien souvent utile (et efficace). Même constat administratif cependant : tout se passe en Belgique. Oui, même pour mon permis à moi qui était français de base mais que l’administration belge m’a gentiment échangé lors de mon installation en Belgique en 2020. Il est dorénavant belge (en réalité Européen, mais le précédent était bien bien ancien…d’avant ces modèles européens tout ça tout ça – je ne suis pas vieille. Mon permis l’était LUI- Bref, il a été fait en Belgique ah mais voilà) Comme pour quasi toutes les démarches administratives, c’est la Commune qui gère. Une chance que l’on revienne aussi souvent, on a pu oublier maintes fois de prendre rdv avant d’enfin y penser lors de notre précédent retour. Ce sera une autre soupe une fois installés en Thaïlande d’où les retours sont beaucoup moins nombreux (de 4 nous passerons à 1 par an. Mais bon, la vie y sera aussi sans aucun doute totalement différente)
Parce que bon oui, un permis international pour pouvoir conduire lorsque tu as un chauffeur c’est pas franchement la priorité (soyons honnêtes et surtout laissez moi encore un peu profiter des mesures sécuritaires de ce poste ) mais la perspective de changer de pays et d’être capable de s’y déplacer par nous-mêmes invite à se pencher un peu plus sur le sujet.
Nous sommes donc dorénavant heureux porteurs de permis internationaux, que nous ferons ensuite changer en locaux (cela dépend des pays et des accords divers). Expat mais toujours liés au sol de la Belgique pour toutes nos démarches. C’est aussi apprendre à vivre comme entre deux ports en essayant de faire de chacun celui de nos attaches.
- Reste la question de la procuration, qui à mon avis reste délicate lorsque l’on prend en compte le cas d’un diplomate en poste depuis plusieurs années à l’étranger déjà : les relations de voisinage sont quelques peu difficiles à entretenir lorsque ledit voisin vit une grande partie, voir toute l’année dans un autre pays. Collègues à vos tips pour ceux qui en avez, merci 😉 ↩︎
