La Plume du Diplomate
En cuisine avec une épouse de diplomate

Les premiers pas dans la cuisine d’un diplomate

Parce qu’on arrive de quasi l’autre bout de la planète, parce que nos valises ont beau être extensibles, elles ne le sont pas à l’infini, et parce qu’on patauge un peu les premiers jours sans casseroles et face à des rayons de magasins dont on n’est pas sûrs d’en comprendre la moitié … les premiers repas d’un diplomate (en tous cas pour nous en démarrant cette première mission) se résument au plus simple, au plus rapide. Et au moins épicé (croyait on…TOUJOURS bien lire la liste des ingrédients. Ce n’est pas parce que le packaging ne mentionne rien sur le fait que ce soit « spicy » ou non, qu’il n’y a pas en tête de liste un beau chili, un piment « quelconque » ou autres épices prêtes à t’arracher la glotte et toute la tête qui tient autour. Je ne compte plus les repas à pleurer sur mon bol ou sur mon innocent poulet. Je suis émotive soit. Mais aussi un brin sensible à tout ce qui pique. Même si je me soigne peu à peu)

Viennent ensuite les livraisons de repas à domicile (ici uber eat s’appelle Food panda. Il vient à moto, parfois avec un casque, parfois pas, parfois avec une ambition de casque aka casque de chantier « après tout ça s’appelle pareil non ? »)

Il y a les premiers indispensables que l’on se force à aller acheter même si nos casseroles ne devraient plus tarder à arriver ( nous pensions alors compter en semaines ce qui ce révéla finalement être des mois ). Une casserole de base. De celles qui te brûlent les mains juste d’avoir chauffer parce que le manche n’est pas isolé et qui contiennent à peine une portion et demie de pâtes, forçant ton estomac déjà malmené à un peu plus de diète (qui a dit que j’allais vous faire rêver ?)

On apprend à cuisiner à la lueur des feux de la gazinière parce que l’électricité n’a de cesse de sauter et que le générateur est à sec. Heureusement encore, en été le gaz est moins coupé. Hâte de voir venir l’hiver…ou pas.

Mais aux premiers jours, furent les pâtes. Instantanées. Et sans casserole. À la cuillère. Et bien évidemment épicées. Il nous en reste un fond de tiroir, « au cas où » (aka « non vraiment, je n’ai plus la force d’en manger, merci ») Et de la salade en boîte (on nous a dit que tout ce qui n’était pas cuit dehors voulait notre peau. Aujourd’hui je me lance dans la culture de mes propres salades donc. Je me dis qu’avec un peu de chances, elles développeront une sorte de syndrome de Stockholm et finiront par s’attacher à nous, nous évitant alors le courroux des « tout ce qui est cru »)

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